Voici quelques chiffres sur l'état actuel du corpus, et un constat quinous semble important à partager : le déséquilibre entre hommes et femmes parmi les contributeurs.
Seuls 26 % des contributeurs ont renseigné leur genre au moment de participer. Mais sur cette base, la tendance est nette :
- Environ 77 % des contributeurs ayant précisé leur genre sont des hommes
- Environ 23 % sont des femmes, soit moins d'un contributeur identifié sur quatre
- Rapporté à l'ensemble des enregistrements, cela représente environ 20 % d'hommes et seulement 6 % de femmes, le reste n'ayant pas renseigné cette information
Ce déséquilibre n'est pas un détail pour un projet de technologie vocale : un corpus où les voix féminines sont sous-représentées risque, à terme, de moins bien restituer la diversité des timbres et des façons de parler le shingazidja. C'est un point que nous voulons corriger activement, en encourageant plus spécifiquement la participation des femmes à la collecte.
D'autres tendances se dégagent des métadonnées, à prendre avec la même prudence puisque l'âge n'est renseigné, lui aussi, que pour 26 % des contributions :
| Métadonnée | Répartition (parmi les valeurs renseignées) |
|---|---|
| Genre | 77 % hommes · 23 % femmes |
| Âge | 50 % ont 18–25 ans · 44 % ont 26–35 ans · 6 % ont 36–50 ans |
| Zone | 99 % urbain · moins de 1 % rural |
| Île | 100 % Grande Comore |
La géographie est le point le plus homogène : 100 % des enregistrements proviennent de locuteurs natifs de Grande Comore, mais 99 % des contributions viennent de zones urbaines, contre à peine 1 % en zone rurale. Comme pour le genre, cet écart mérite d'être comblé pour que le futur modèle vocal reflète l'ensemble des façons de parler la langue, urbaines comme rurales, et pas seulement une partie de ses locuteurs.
Nous préférons partager ces chiffres tels quels plutôt que de les présenter de manière plus flatteuse qu'ils ne le sont. C'est pourquoi nous lançons un appel particulier aux femmes, aux locuteurs de zones rurales et aux générations plus âgées à rejoindre la collecte, en plus de tous ceux qui souhaitent simplement continuer à enrichir le nombre de phrases couvertes.
Vous souhaitez contribuer ? Rendez-vous sur komor-ia.com pour enregistrer votre voix et faire progresser le shingazidja dans les technologies numériques.
